La Fin … pour le moment

octobre 17, 2011 § Poster un commentaire

phil au clavier …
Aurélie et Isabelle sont sorties de la PCT le 13 octobre. Les conditions météorologiques ne leur ont pas permis de continuer.
La suite … l’été prochain ????

Publicités

06.10.2011 – Demain l’état de Washington

octobre 17, 2011 § Poster un commentaire

De Bend à Cascade Locks – 148 miles, 7 jours – Total 2155 miles, 137 jours + 21 jours zéro

Il y a des jours où vous êtes fatiguées et vous souhaitez que pour une seule journée votre corps ne soit pas endolori, il y a des jours froids et pluvieux, il y a des jours où vous avez envie d’avoir une vie « normale », il y a des jours où vous voulez abandonner le chemin et rentrer à la maison. Et puis, il y a des jours comme lorsque vous vous arrêtez dans une montée pour regarder la face nord du Mt Jefferson et vous êtes contentes que vous ayez tenu bon. Alors que votre regard se fixe vers le bas, vous pouvez voir le lac Russel, puis comme vous suivez la ligne de la terre, vous englobez la magnifique prairie du Parc Jefferson, parsemée de pins, et ensuite, vos yeux sont obligés de se lever parce qu’ils sont tombent sur la forme massive du Mt Jefferson, surmontée d’impressionnants glaciers. Et une fois que vous arrivez au sommet de la pente et que vous regardez en avant, vous avez une premier aperçu d’un autre géant solitaire et lointain, Mt Hood !

Mais, c’est tout ce que nous avons vu du Mt Hood les jours suivants car la météo est à nouveau mauvaise.

Nous nous sommes arrêtées au Lodge Timberline pour nous sécher. Comme de vrais randonneurs-poubelles jusqu’à la fin, nous avons dévalisé le buffet du petit déjeuner, nous sommes parties, nos poches pleines de morceaux de gâteaux, enveloppés dans des serviettes et nous nous sommes ravitaillées en collations dans les distributeurs automatiques. Le lodge est situé au pied du Mt Hood, mais vous deviez savoir qu’il était là derrière le rideau blanc du brouillard et des nuages, nous ne pouvions rien voir.

Mais bientôt, nous avons marché à travers de magnifiques forêts où il y avait beaucoup à voir. De la mousse recouvrant le sol, des lichens poussant sur les troncs des arbres et retombant des branches, des feuilles de fougère brillantes sous la pluie, l’eau des chutes Ramona dévalant un mur de pierres moussu, toutes sortes et formes de végétation, tout est si vert.

Et puis, un matin, nous avions juste plié la tente complètement trempée et marchions seulement depuis un moment, lorsqu’il y a eu une percée à travers les arbres. Tout blanc, dû aux glaciers perpétuels et à la neige fraîchement tombée, son sommet toujours enveloppé dans des nuages immaculés, comme une apparition divine dans la pâle lumière brillante, filtrant à travers les nuages, il était là, le Mt Hood.

Sur notre chemin jusqu’à Cascade Locks, nous avons passé devant une douzaine de cascades. Le chemin est même allé sous un tunnel dans la roche derrière l’une des chutes. Comme ils disent ici, c’était super !

Les saisons sont en train de changer définitivement. Buissons et érables le long du chemin montrent des couleurs automnales. Nous avons souvent mis notre bonnet et les gants. Maintenant, il fait encore nuit quand nous nous réveillons à 6 heures et la lumière s’estompe rapidement à partir de 19 heures. Le défi actuellement et de rester sèches et au chaud. Peu importe comment le Gore-Tex est respirable, peu importe que vous avez ouvert complètement les glissières aux aisselles de votre veste de pluie et les côtés de votre pantalon de pluie, lorsque vous marchez, vous cuisez là-dedans. Donc, votre équipement vous garde au sec, mais vous être trempée par la transpiration. Tant que vous marchez, vous êtes bien mais dès que vous stoppez, vous avez froid. Même histoire avec la tente. Elle retient bien la pluie, mais avec l’humidité et le froid durant la nuit, de la condensation se forme à l’intérieur et c’est tout mouillé. Et les créateurs de sacs à dos pensaient que les randonneurs n’utilisent pas les nombreuses sangles extérieures et le volume complet de leurs sacs, ils ont conçu la protection-pluie bien trop petite !!!

Après que nous ayons été malade, nous ne pouvions plus voir la nourriture que nous avions l’habitude de manger sur le chemin. C’est ce qui arrive lorsque vous mangez plus ou moins la même chose depuis 5 mois ! Auparavant, nous avons eu marre de certains aliments et nous avions précisément remplacé la collation que nous ne pouvions plus voir par une nouvelle, mais c’était un article à la fois. Voici toute la stratégie, que nous savions, fonctionnait bien, qui nous a fait défaut et nous avons dû en configurer une nouvelle, trouver des collations que nous aimerions manger sur le chemin et qui nous apporteraient suffisamment de calories.

Demain, nous quitterons l’Oregon. Nous traverserons la Columbia River et entrerons dans l’état de Washington par le Pont des Dieux. Rien que ce nom ajoute une touche de grandeur à notre entrée sur l’état américain final de notre périple. Nous avons adoré l’Oregon. Comme l’a dit un serveur dans une brasserie à Bend, c’est un joyau le long de la côte ouest. Nous recommandons cette section du PCT à n’importe qui et probablement, nous y reviendrons nous-mêmes un jour.

Il y aura certainement encore des jours où nous aurons envie de renoncer. Mais nous nous rappellerons le Mt Jefferson et le Mt Hood et nous nous accrocherons, car il y aura assurément de ces journées aussi. Et de toute façon, il reste 500 miles, il va être difficile de nous arrêter maintenant, nous avons perdu toute raison il y a quelque temps et depuis, nous marchons avec nos tripes, nous sommes complètement démentes, hors de contrôle et sacrément trop têtues, nous allons au Canada !

29.09.2011 – Des champs de myrtilles sans fin

octobre 12, 2011 § Poster un commentaire

De Ashland à Bend – 253 miles, 13 jours – Total : 1’889 miles, 130 jours + 19 jours zéro.

C’est donc avec un tout nouveau sac à dos que j’ai quitté Ashland. Je suis également partie avec une nouvelle paire de bâtons de marche, ainsi qu’une nouvelle paire de chaussures. Cette fois, j’ai acheté de robustes chaussures montantes, car je désirais qu’elles durent le reste du chemin et pas que 600 miles comme la dernière paire, mais robuste signifie que je dois les casser. A 20 miles par jour, il faut seulement quelques jours pour les casser, mais à 20 miles par jour, vos pieds ont assez de temps pour vous faire joliment comprendre qu’ils ne peuvent pas vous blairer pour ce que vous leur faites endurer. Bigre, ce qu’ils font mal !

L’Oregon a été un choc thermique. Nous avions été averties, nous savions que l’Oregon et l’état de Washington seraient humides et froids, surtout que nous sommes tard dans la saison, mais nous ne nous attendions pas à un changement aussi brutal. Deux jours après être parties d’Ashland, nous avions très chaud et étions en sueur, maudissant le poids des vêtements chauds supplémentaires que nous transportions maintenant, il semble pour rien. Mais le 3ème jour, la température a chuté drastiquement. En marchant, nous l’avons beaucoup appréciée, c’était un soulagement après la chaleur et c’était différent, finalement un aperçu de l’automne après le long été des derniers mois. Mais le lendemain matin, ce n’était plus si amusant car nous nous somme réveillées avec du gel sur la tente et du Nutella congelé dans son bocal ! Il s’est avéré que c’était un front froid et depuis il ne fait pas si mauvais. Les nuits sont devenues fraiches, mais les journées sont encore chaudes. Les jours raccourcissent également, il est devenu plus difficile de caser tous ces miles pendant qu’il fait jour.

Le terrain était, en effet, légèrement pentu en Oregon, et nous n’avons pas atteint les 25-30 miles par jour. Premièrement, il y avait mes nouvelles chaussures. Puis, il y avait les myrtilles, délicieuses ! Isabelle attendait souvent sur moi, car elle ne pouvait plus me voir en bas du chemin et elle s’inquiétait que mes pieds me fassent souffrir dans mes nouvelles chaussures. Quand je suis arrivée, elle me demanda comment allaient mes pieds et je répondis qu’ils étaient ok et je lui ai lancé un sourire éclatant et bleu. Oui, j’étais, à nouveau, en train de cueillir des myrtilles sauvages le long du chemin.

Et ensuite, je suis tombée malade à 10 miles du Parc National Crater Lake. Nous étions au milieu d’un tronçon asséché de 20 miles, nous transportions assez d’eau pour aller jusqu’au Village Mazama ce soir-là, donc pas le choix, il fallait continuer. Alors, j’ai marché alors que tout ce que j’avais envie, c’était de me mettre en boule sur le sol. J’ai parcouru 10 miles avec l’estomac vide, me sentant vraiment mal foutue. Dans les derniers miles, je suis devenue si faible qu’Isabelle a porté mon sac à dos. Je suis tellement reconnaissante qu’elle soit là, je ne sais pas ce que j’aurais fait toute seule pendant ces moments-là. Je ne pense pas qu’aucune de nous aurait été aussi loin, si ce n’était pas pour l’autre, en s’aidant lors des moments difficiles, en trouvant la force pour deux, en tirant l’autre en avant quand cela prend toute son énergie pour garder son sang-froid. Nous faisons une équipe d’enfer ! Le lendemain matin, c’était au tour d’Isabelle d’être malade, alors nous n’avons pas eu le choix que de prendre un jour zéro et de le passer au lit.

Et puis il a plu et neigé, ce qui signifie que nous n’avons pas pu voir les volcans Three Sisters. Mais le paysage volcanique que nous avons traversé, avec ses roches noires dentelées, sa terre rouge, les cônes des volcans poudrés de neige fraîche sous les nuages emportés par le vent froid avait une beauté apocalyptique et sauvage. Nous avons terminé cette section, en nous mettant à l’abri de la pluie et du froid, dans les toilettes sèches au col McKenzie, tout en attendant un transport pour nous emmener vers la ville de Bend !

Nous avons donné raison aux habitants de l’Oregon, ils ont un magnifique Etat. Les forêts vertes et humides de l’Oregon sont plus agréables à parcourir que les bois secs du Nord californien. Et ça été une succession d’endroits adorables. Crater Lake est somptueux. Une fois remises de notre maladie, nous avons grimpé les derniers miles vers le bord du Crater Lake. Vous êtes proches du sommet, vous ne pouvez pas encore le voir, mais vous savez qu’il se trouve là, vous avez le même sentiment d’impatience que lorsque vous êtes en haut d’un col de montagne et que vous ne pouvez pas attendre de voir ce qui se trouve derrière et PAN ! Le voici, immense et magnifiquement bleu. En sachant que vous avez parcouru 1’800 miles juste pour cette vue, y arriver ça le fait. Il y a environ 8’000 ans, nous ne nous serions pas tenus près du lac le plus profond des Etats-Unis, mais à la base du grand volcan Mt Mazama. Il a explosé et laissé un cratère géant qui une fois que l’activité volcanique a cessé, s’est rempli de neige fondue et d’eau de pluie. Les couleurs du spectre sont absorbées par l’eau à différentes profondeurs, le bleu est la dernière longueur d’ondes à s’en aller. Crater Lake est si profond que seulement le bleu est reflété, ce qui explique sa couleur incroyable. Depuis le bord, nous avons eu une dernière vue sur le Mont Shasta (nous l’avions aperçu pour la première fois, il y a environ 500 miles !), maintenant si petit au loin mais toujours dominant les alentours. Crescent Lake également un autre merveilleux endroit. Nous avons campé près de la rive avec la vue sur le Diamond Peak, un plongeon arctique (oiseau) appelant sur l’eau. Un élan a traversé notre chemin sans un regard pour nous, un coyote nous a regardées passer depuis un pré distant, les ciels colorés ont fini et débuté nos journées.

Nous avons passé 2 jours à Bend, pour obtenir le dernier matériel nécessaire pour survivre aux éventuelles périodes froides, pluvieuses et neigeuses au devant de nous et nous remettre de la perte, quelque part dans le système du service postal américain, de notre carton que nous expédions de poste en poste, avec nos cartes et guide de voyage. C’est déjà assez dur de marcher tous ces miles, encore plus maintenant, la dernière chose dont vous avez besoin c’est de dépenser plus d’énergie et de temps à gérer la logistique du voyage. Mais bon…, Bend est une ville agréable et elle n’a pas moins de 7 brasseries… Nous sommes restées dans la maison d’un ange du sentier. Robin est une personne extraordinaire. Elle nous a laissé séjourner chez elle et utiliser sa voiture pour se déplacer en ville. Isabelle était heureuse de pouvoir vivre l’expérience tellement américaine en utilisant un guichet pour automobilistes à la banque ATM !

Demain nous éviterons 17 miles du sentier et arriverons plus loin que le marqueur des 2’000 miles, étant donné qu’une petite portion du PC est fermée à la suite d’un incendie. Il y a quelques jours, nous avons franchi le plus haut point du segment Oregon-Washington du PCT, donc à partir de maintenant nous n’irons pas au-dessus de 2’300 mètres. Croisez les doigts afin que nous ne rencontrions pas des conditions météorologiques trop mauvaises et froides !

Pour tous ceux qui ne sont pas attachés à leur sac à dos, ce qui probablement signifie tout le monde, sauf Céline , il s’agit d’un ode à mon vieux sac à dos – de la marque Tatonka, dont le symbole est un bison – que j’ai malheureusement dû me séparer, car l’ossature métallique s’est cassée et s’enfonçait dans mes fesses, et une autre partie menaçait de m’attaquer le rein. Donc, j’ai acheté un nouveau sac – de la marque Osprey, dont le symbole est un oiseau du même nom. Depuis 5 mois, nous avons vécu avec peu de possessions, nous devrions bien savoir qu’il ne faut pas s’attacher au monde matériel, mais malgré tout vous aimez votre équipement, alors voilà un dernier hommage à mon fidèle Tatonka !

Pas de traduction du poème.

THE FALL OF THE BISON AND THE RISE OF THE BIRD

O mighty Tatonka,
You have seen the world all over
You have grazed the hills of Corsica
You have galloped the plains of the land Down Under
You have munched the tall grass of South America

O bison of glory,
When you started this adventure
You had had a full life already
Now you are headed for the final pasture
The hardships of the trail took you down without mercy

O fierce buffalo,
Nothing can soothe my grief
Rest in peace wherever you go
You shall not step with me into the land of the maple leaf
Forever through my soul sorrow for your loss will echo

But from your ashes, o mighty Tatonka,
Rose the majestic Osprey
North it flies away
Onward to Canada

12.09.2011 – Au revoir Californie !

octobre 3, 2011 § Poster un commentaire

De Seiad Valley à Ashland, OREGON !!! – 64 miles, 3 jours – Total : 1’726 miles, 117 jours + 16 jours zéro

Ouiiii ! Après 1’700 miles, 4 mois et beaucoup d’envie d’être en Oregon, nous avons finalement franchi la frontière de l’état le 8 septembre. La Californie n’a pas été détestable mais c’était juste trop long et, surtout avec les récents moments difficiles, nous avions besoin d’une borne kilométrique pour que nous ayons le sentiment d’aller quelque part.

Les habitants de l’Oregon adorent leur Etat. A les croire, leur Etat est le meilleur. Mais comme nous ne pouvons pas prendre leur mot à la lettre, nous avons dû nous en rendre compte par nous-mêmes. Nous ne sommes pas ici depuis longtemps, mais nous l’aimons déjà.

Nous n’avions pas marché 20 miles depuis la frontière que nous sommes tombées sur le chemin magique. La ville d’Ashland est adorable. Elle a des parcs et de la verdure, des galeries d’art, des restaurants super, des théâtres, de l’art de rue, des jolis magasins… Actuellement, c’est la plus européenne des villes où nous avons été, tout ce qui manque c’est une rue piétonne. Et, l’autre jour, des habitants nous ont offert le déjeuner.

Nous avons de grands espoirs pour l’Oregon. On nous a dit que c’est plat et facile à randonner, que vous pouvez facilement faire 25-30 miles par jour. Donc, voyons si l’Oregon tient ses promesses. Moins de 1’000 miles à parcourir !

12.09.2011 – Choisis-tu toujours de faire la randonnée jusqu’au Canada ? (question que se pose Aurélie)

octobre 3, 2011 § Poster un commentaire

De Mt Shasta à Seiad Valley – 156 miles, 9 jours – Total : 1’662 miles, 114 jours + 16 jours zéro.

Je n’avais pas tout à fait raison dans mon dernier message. Nous n’étions pas encore prêtes à continuer notre randonnée. Nous avions réglé la note du motel dans la matinée, notre liste de tâches à faire en ville était entièrement cochée. Nous avions soupé de bonne heure et le plan était de retourner sur le chemin en soirée. Il était déjà 17 heures et le temps que nous trouvions quelqu’un pour nous y emmener, il serait trop tard pour marcher bien loin. Notre bon sens nous disait de retourner quand même sur le sentier afin que le lendemain, nous puissions démarrer tôt et faire la majeure partie de la montée pendant les heures fraîches. Cependant l’idée d’une autre soirée cinéma, et de dormir encore une fois sur un de ces oreillers dodus du motel, était vraiment tentant. Nous débattions sur le sujet, hésitant, personne n’osait prendre de décision finale, lorsque, pour nous aider à faire un choix, comme cela nous ne serions pas effrayées d’exprimer notre opinion, Isabelle suggéra que nous écrivions sur un morceau de papier ce que nous désirions vraiment faire. Et voilà ! « Vous savez ce que je désire VRAIMENT, je veux rester », dis-je. Pareil pour Busted Magic. Je me suis tournée vers Isabelle : « Et toi, que veux-tu VRAIMENT ? » « Je désire rester également ! » Donc, c’est ce que nous avons fait !

« Accroche-toi après les 1’500 miles et cela ira mieux ». C’est ce qu’un ami randonneur qui a fait de bout en bout le sentier du PCT a dit à Busted Magic. Nous avons tenu bon et en effet, cela s’est amélioré ! Les dernières sections étaient de toute beauté. Nous avons marché principalement le long des crêtes et la vue était superbe sur les parois rocheuses de Castle Crags, Mt Shasta, à présent, sous un autre angle car le PCT le longe, et nous pouvions même encore distinguer Lassen Peak au loin. The Trinity Alps (les Alpes de la Trinité), the Russian Wilderness (la région sauvage russe) et The Marble Mountains (les montagnes de marbre) étaient magnifiques. Nous avons fait des rencontres qui nous ont réconfortées et renforcé notre confiance. D’abord, Marie, qui aide les randonneurs à Seattle et qui marchait une section du sentier avec son mari, nous a rassuré, il est possible de finir à fin octobre, des randonneurs l’ont déjà fait. Un autre randonneur s’est incliné devant nous en mettant un genou à terre parce que nous avions traversé les Sierras avec toute cette neige. Et ce n’était pas n’importe qui, ce randonneur n’était autre que Strider, le chef du coup d’envoi au départ du PCT en Californie. Toutefois, nous ne pouvions pas nous empêcher de remarquer que lui et son ami, qui ont parcouru, il y a quelques années, la PCT dans son entier, portaient tous les deux des appareils orthopédiques pour les genoux. Un souvenir de leur parcours de bout en bout du PCT ?

Nous avons eu le plus rapide trajet en allant vers Etna. Dès que nous sommes arrivées vers la route, nous avons entendu venir une voiture, nous avons couru (c’est une route connue pour n’avoir que peu de circulation) et lever nos pouces pour faire du stop. La voiture s’est arrêtée et nous avons été embarquées par 2 mineurs d’or. C’est une des choses que j’adore sur le sentier. Vous êtes emmenées par des personnes les plus aléatoires et vous allez à des endroits que vous n’iriez jamais autrement – sous les autoroutes, dans des petites villes comme Sierra City, Belden, Etna… Depuis Etna, nous sommes retournées sur le sentier à l’arrière d’un pick-up. Nous avons juré, jamais plus. Toutes les trois, nous étions nauséeuses et avons dû nous concentrer pour ne pas vomir.

« Un randonneur qui fait le PCT en entier est un esclave du kilométrage journalier » texte écrit par un randonneur dans le registre du PCT à Etna. Les kilomètres deviennent une obsession. Vous avez un grand nombre de kilomètres à faire dans un nombre limité de jours. Si vous choisissez de marcher le PCT en entier, il n’y a pas moyen d’échapper au comptage des kilomètres. Ce qui nous amène à la question que je me suis posée dernièrement, car il y a eu des jours où je me suis sentie stressée de faire des kilomètres et il y a eu de jolis endroits où nous n’avons pas pu rester pour un jour du fait que nous manquons de temps : Choisis-tu toujours de faire la randonnée jusqu’au Canada ?

Est-ce que c’est le PCT que tu désirais ? Est-ce que ce n’était pas la raison pour laquelle tu as entrepris ce voyage : de prendre le temps ? Ce n’est pas la destination, mais le voyage qui importe. C’est avec ce même raisonnement que tu as pu prendre une décision au sujet de la thèse. Que fais-tu de ces dires maintenant ? Tu as beaucoup appris en identifiant tes limites et en les poussant plus loin, mais jusqu’à quel point c’est trop loin ?  Quand est-ce que cela cesse de valoir la peine ?

Un randonneur (par section) nous a dit que nous étions ses héros, un autre a dit que nous sommes le dessus du panier parmi les randonneurs. Vous pouvez souvent sentir un sentiment de supériorité parmi les randonneurs qui font la PCT en entier. Et je vais l’admettre, j’ai parfois pensé que nous étions meilleures, car ce que nous faisons était plus difficile. Mais, maintenant, je pense que nous sommes cinglées et que les randonneurs qui font une section à la fois sont plus astucieux, ils font le PCT de façon intelligente. Mon prochain voyage sac à dos sera une randonnée de 5 jours et je prendrai 10 jours pour la finir. Il y a une vérité dans ce que notre père nous a dit : « Parfois, il faut plus de courage pour s’arrêter que pour continuer à n’importe quel prix ».

Mais malgré tout cela, oui, je choisis toujours de marcher jusqu’au Canada. Je ne peux l’expliquer, je ne le comprends pas moi-même, mais le Canada m’appelle et je me sens obligée d’y répondre. C’est l’objectif que nous nous sommes fixées. Nous avons déjà trop donné pour ne pas accepter le petit sacrifice demandé pour arriver au Canada. Nous avons mal et c’est dur – pour vous donner une idée combien cela est difficile, je citerai Isabelle : «  Une fois que j’aurai parcouru le PCT en entier, je pense que je serai prête à donner naissance ». – mais en général, nous avons toujours des moments fantastiques. Des jours, nous avons notre lot d’excitation, de stimulation quand nous allons pour le sport, la vitesse, lorsque nous poussons nos corps ainsi que les jours où nous flânons tranquillement. C’est juste une question de trouver l’équilibre entre les deux. Mais, encore une fois, c’est une telle folie, qu’est-ce qui nous pousse à faire la randonnée jusqu’au Canada, quelque que soit la raison, cela se ressent si fortement, que vous vous attendez à quelque chose de grand pour l’expliquer et toutes les raisons que vous trouvez ne semblent pas suffisantes. Laissons la question exister !

Merci à France et à Colette pour les traductions.

30.08.2011 – A mi-chemin!

septembre 23, 2011 § Poster un commentaire

De Sierra City à Mt Shasta – 309 miles, 18 jours – Total : 1’506 miles, 105 jours + 15 jours zéro.

1’325 miles : c’est la distance qui se trouve derrière nous et c’est la distance qu’il reste à faire. La mi-parcours est un point crucial. Vous avez envie de fêter cela et en même temps vous êtes déprimé. Elle peut relancer votre niveau d’énergie et vous donner la force de continuer ou elle peut vous faire abandonner, face à l’immensité de la tâche qui vous attend.

A la frontière mexicaine, vous êtes dingue et inconscient; 2’650 miles c’est juste un nombre, un bien grand chiffre et, oui, en regardant la carte vous pouvez voir que c’est un très long chemin, mais vous ne savez pas ce que cela signifie sur le terrain, vous avez seulement une vague idée de la quantité de sueur, énergie et douleur que cela vous prendra pour couvrir cette distance.

A mi-chemin, vous êtes toujours dingue – certaines choses ne changent pas – mais vous n’êtes plus si inconscient, vous savez exactement ce que 1’325 miles signifient, parce que vous venez de les parcourir, pas après pas. Et vous devez le faire à nouveau. Cela semble si énorme, c’est tellement décourageant, en aucune façon, vous allez marcher cette distance à nouveau, cela n’est pas possible. Donc, désolée, les gars, mais je dois vous dire que…

… nous avons continué à marcher, parce que vous vous ressaisissez et vous employez la même stratégie que vous avez utilisée au départ du sentier. Vous décomposez le trajet en parties plus petites et plus faciles à gérer : environ 400 miles et nous sommes hors de la Californie, 400 miles de plus à travers l’Oregon, 500 miles dans l’état de Washington et nous sommes au Canada. De toute façon, la moitié du parcours est au milieu de la forêt, vous devez marcher 10 miles pour arriver à une route. Vous avez alors déjà parcouru 10 miles de plus, donc pourquoi ne pas continuer ? Et avec bon espoir, cela fonctionnera de la même manière que lorsque vous avez commencé le PCT.

Vous avez juste à donner à la randonnée, l’impulsion initiale, vous avez juste à cheminer quelques miles en ignorant les doutes et les questions, et puis, lorsque la marche a gagné du terrain, elle devient autosuffisante, elle s’alimente d’elle-même. Vous ne mettez plus en doute la randonnée ; vous avez marché hier, vous marchez aujourd’hui et vous marcherez demain.

Les chaussures d’Isabelle l’ont emmenée au-delà de la mi-parcours. Elles l’ont courageusement et fidèlement portée pendant 1’377 miles. Mais, d’après leur apparence, elles méritaient de reposer en paix. Après un adieu émotionnel, elles ont suivi mes chaussures dans la poubelle. Une de mes nombreuses chutes s’est finalement terminée par une issue fatale. J’ai eu des égratignures habituelles et des ecchymoses, mais mon bâton de randonnée n’a pas survécu, il s’est brisé en deux. Alors, j’ai dû marcher environ 300 miles avec un bâton de marche au tube raccourci, scotché et une attelle en bois.

Les rares panoramas que nous avons ces jours sont une infinité d’arbres et de forêts, à perte de vue. Seuls les volcans rompent la monotonie verte. Lassen Peak, en premier, se dessine au loin, ensuite au fur et à mesure que nous avançons, il devient plus grand, avant de disparaître, car le Mt Shasta entre en scène. Le Mt Shasta est une énorme montagne, composée de quatre volcans, se dressant avec grandeur, seul dans la nature ; c’est magnifique.

Nous nous sommes arrêtées au Drakesbad Guest Ranch dans le Parc National de Lassen. Cet endroit est le paradis du randonneur devenu réalité. C’est le genre de lieu luxueux et vous vous attendez à ce qu’il n’accueille pas les randonneurs sales, malodorants, au contraire et quel accueil ! Vous avez gratuitement la douche, la lessive (qui est faite pour vous !) et l’utilisation de la piscine, alimentée par des sources thermales. Pour 10$, vous pouvez dîner dans leur restaurant : pain et beurre, salade, repas principal, dessert et chocolat chaud et les randonneurs peuvent terminer tous les restes. C’est le plongeon dans les poubelles, sans en être un, c’est le plongeon dans les poubelles avec classe !

Un soir, nous campions dans les bois, près d’une route en compagnie d’une autre randonneuse « Busted Magic ». Il faisait nuit, « Busted Magic » campait à la manière des cow-boys à côté de notre tente. Isabelle était déjà endormie et je m’assoupissais gentiment, lorsque j’ai entendu des bruits comme les pas d’un gros animal. Soudain, « Busted Magic » hurla avec une telle urgence dans la voix : « Les filles, vous devez sortir, vous devez sortir ! ». Ce qu’il faut savoir ensuite, c’est que quelque chose s’appuyait contre notre tente. Je ne comprenais pas ce qui se passait. Quelle créature arrive en courant des bois et attaque une tente de cette façon ? Isabelle pensait que c’était un ours sacrément stupide car il était du côté opposé de la nourriture et elle a proposé que nous fassions du bruit pour l’éloigner. Donc, toutes les deux nous crions et je jure que c’était pour effrayer l’ours et non parce que nous étions deux petites filles chiant de peur.

 

 

Comme « Busted Magic » nous suppliait de la laisser entrer dans la tente, nous avons réalisé, que c’était elle qui s’appuyait contre. Elle avait aussi entendu le bruit sourd, comme elle était seule à l’extérieur, cela l’avait paniquée, elle avait cherché protection – une tente pour un randonneur c’est comme les couvertures pour un jeune enfant qui fait des cauchemars; vous êtes en sécurité dans une tente, rien ne peut se passer, rien ne peut vous arriver lorsque vous êtes dedans – « Busted Magic » nous avait effrayées et c’est comme cela que vous finissez avec 3 filles hurlant la nuit dans les bois. Nous n’avons jamais découvert qui avait fait du bruit, mais il est certainement parti, mort de peur, à la minute où nous avons commencé à hurler. Quelle nuit ! Cela fait maintenant 2 semaines que nous marchons avec « Busted Magic » et Dieu merci, les nuits ont été beaucoup plus calmes. C’est un vrai plaisir de randonner en sa compagnie. Cette semaine, Adam et Luke ont rejoint notre équipe, mais nous avons dû dire au revoir à Luke car il rentrait à la maison, et Adam a filé devant.

Les dernières sections ont été vraiment dures pour le moral. La réalité du sentier et l’environnement, les doutes et les sentiments, convergent à cet endroit du sentier, ce qui en fait, mentalement, la partie la plus difficile. La moitié du chemin, qui en premier ne semble jamais arriver, et puis, une fois que vous l’avez éventuellement atteint ça ne va pas mieux car cela signifie que vous devez la faire à nouveau. Puis, c’est la frontière de l’Oregon qui ne semble jamais arriver, vous marchez, marchez et vous êtes toujours dans ce foutu état de Californie, il semble que vous ne progressez pas.

Le Nord de la Californie c’est comme le désert. C’est anormalement chaud et le sol est sec et poussiéreux, nous transpirons beaucoup, nos pieds nous font mal et nous sommes toutes sales. Il y a à nouveau des crotales, le désespoir dans la voix d’Isabelle quand elle a vu le premier : « Oh non ! Il a des sonnettes sur sa queue… ». Il y avait un tronçon aride de 29 miles. Nous avons fait 27 miles en un jour, afin d’avoir de l’eau à la nuit tombée. J’ai fini avec une méchante cloque sous la plante du pied. L’état d’esprit était en bas et le lendemain matin, nous avons eu de dangereuses idées, mais par l’étrange sens de l’humour de la vie, nous avons été réveillées par les cris des oies du Canada ! Comme il n’y a pas beaucoup de vue dans la forêt, la seule chose que vous avez à faire est de fixer votre attention sur le sol et votre prise de pieds. Cela vous fait avancer vite, mais c’est une marche bête, c’est marcher pour faire des miles. Et ces jours, nous avons randonné beaucoup en forêts.

Les randonneurs que nous connaissons ont quitté le sentier ou sauté des sections entières. Une fois que quelqu’un le fait, il est plus facile de franchir ce pas, cela réduit la honte et la culpabilité. La plupart des randonneurs ont le moral dans les chaussettes à ce moment-là du sentier, donc nous avons tendance à entraîner chacun vers le bas, mais c’est aussi à cause d’autres marcheurs que vous tenez bon, vous ne pouvez pas les laisser tomber.

Selon la météo en octobre dans le Nord, nous pourrions être forcées d’abandonner le sentier avant la fin. Nous avons une vision très puriste d’une randonnée d’une seule traite : en une fois, en ligne droite. Donc, comme des doutes surgissent que nous ne pourrions pas aller jusqu’au Canada, une question avance furtivement : « Quel est la raison de continuer si nous n’arriverons pas à terminer ? Le terrain s’est transformé en collines onduleuses et comme la marche est devenue plus aisée et que la possibilité d’atteindre le Canada s’amenuise, nous avons commencé à marcher chaque jour plus rapidement et plus longtemps. Mais cela a été trop loin, nous sommes devenues obsédées par le nombre de miles, moins de 20 miles par jour nous semblent lamentables à nos yeux et il y a seulement que quelques jours de marche effrénée que votre corps et votre esprit peuvent assumer avant que vous soyez fatiguées. Vous avez l’impression que vous vous dépêchez, vous n’appréciez plus la randonnée et vous êtes encore plus tentés de tout laisser tomber.

Pendant quelques jours, nous avons donc décidé de prendre notre temps. Nous avons pris un jour zéro à Burney Falls et apprécié une baignade dans le lac Britton et les magnifiques chutes d’eau. L’eau dévalant des chutes vient de la fonte des neiges et passe sous terre avant d’atteindre la surface, seulement un mile en amont des chutes. Le jour suivant, nous sommes reparties, mais nous avons stoppé pour une longue pause, près d’une piscine naturelle. Nous nous sommes offert un cinéma au Mt Shasta, le premier film en 4 mois ! Maintenant, nous sommes prêtes à continuer. Plus que 200 miles et nous sommes dehors de la Californie, ouais !

 

10.08.2011 – 1093 miles à pied usent vos chaussures

août 24, 2011 § Poster un commentaire

De Bridgeport à Sierra City – 179 miles, 11 jours – Total : 1197 miles, 87 jours + 13 jours zéro.

Et d’être trempées, durant des jours d’affilée dans les Sierras, n’a pas aidé. Donc, j’ai dû acheter une nouvelle paire de chaussures au sud du lac Tahoe, ce qui signifie que, dernièrement, j’ai nouveau à faire à des pieds endoloris. Isabelle également, mais parce que ses chaussures sont trop vieilles et abîmées.

Nous nous réjouissons toujours d’arriver en ville, mais généralement dès que nous y sommes, nous voulons que retourner sur le sentier. La vie est simple sur le PCT. Il suffit de marcher. Le temps passé en ville est stressant, nous devons prendre une douche, faire la lessive, acheter des provisions, donner des nouvelles, mettre à jour le blog…

Mais c’était particulièrement dur pour nous au sud du Lac Tahoe. Trop de voitures, trop de bruit et à nouveau une ville de cauchemar pour les randonneurs. J’ai beaucoup maudit l’Amérique, mais je retire ce que j’ai dit. Les Américains sont des gens formidables.

Nous étions dans un magasin d’équipement de plein air cherchant des chaussures, mais il n’y avait pas ma pointure. Alors que le propriétaire me recommandait un autre magasin à 5 miles de là et consultait les infos sur les bus pour nous y rendre, un autre client, Doug, nous a offert de nous y emmener. Il nous a conduites jusqu’à ce magasin, a attendu qu’on ait terminé, nous a amenées à la Poste afin que nous puissions expédier le matériel de neige et les boîtes à ours que nous n’avions plus besoin – Merci Anchor (autre randonneur) ! Nos sacs sont tellement plus légers maintenant ! – Doug nous a encore attendues et nous a amenées au départ du sentier. Quelle aide précieuse, merci infiniment Doug !

Le 1er août, nous avons célébré la Fête Nationale Suisse et nos 3 mois sur le sentier. Nous ne nous souvenions que des trois premières phrases de l’hymne national suisse, donc nous avons chanté un pot-pourri allant de l’hymne national, « Lyoba -le ranz des vaches-» et « Là-haut sur la montagne l’était un vieux chalet ». Seulement, nous avons découvert le restaurant Le Chalet Suisse que le lendemain à South Lake Tahoe. Bien que nous ayons envie d’une fondue au fromage, nous avons dû nous contenter de la nourriture la plus proche, géographiquement parlant, que nous pouvions trouver : cuisine grecque à l’Artemis Mediterrean Bar and Grill. C’était délicieux ! Là, le lendemain, nous avons soigné notre mal du continent par un lunch et un souper. L’Europe nous manque, sa classe, sa nourriture (nous en avons marre des hamburgers), ses villes agréables pour les piétons, pleines de caractères et de charme…

Le sentier est devenu plus facile et il est presque libre de neige maintenant. Nous avons fait le plus difficile. Nous avons battu notre record : 23 miles en un jour – Ah, la tête des gars lorsque nous avons débarqué au campement cette nuit-là. Physiquement, nous sommes capables de faire 20 miles par jour et bien plus encore. Tout est dans la tête maintenant, et le pouvoir de l’esprit sur le corps est incroyable. Par moments, lorsque vous êtes tellement fatigués, vous pensez que vous ne pouvez pas aller beaucoup plus loin, mais alors un orage arrive, des moustiques vous pourchassent ou vous voyez le reste du groupe juste devant et non pas à des kilomètres, et soudain vous pouvez avancer pendant des kilomètres.

Malheureusement, comme à nouveau,  nous avons perdu de l’altitude, nous avons perdu la vue spectaculaire. Je n’ai pas eu envie de prendre des photos pendant des jours. Nous avons marché principalement à travers de la forêt, laquelle, je le crains, a le même potentiel que le chaparral à devenir ennuyeuse, mais parfois à travers des champs de fleurs sauvages et des buissons parfumés.

Le sentier devint « sexy » alors que nous avancions autour du mamelon (The Nipple) et par le col des pénis (Dicks pass), nous avions en retour quelques panoramas du côté du lac Tahoe, il y avait beaucoup de grandes randonnées le long des crêtes. Nous avons dormi dans le luxe, deux nuits d’affilée dans des cabanes le long du sentier. Ces jours, nous avons marché que toutes les deux, à nouveau entre nous.

Nous sommes actuellement, dans l’adorable petite ville de Sierra City pour une journée de repos, appréciant l’hospitalité incroyable de Bill et Margaret, au Red Moose Café.

PS : Vous avez demandé des photos, donc les voilà ! Consultez-les sur la page Photos.